Films

Samedi 4 avril 2009
Par Sonia
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Mardi 8 juillet 2008

Ce n’est pas un film sur la danse orientale, mais c’est un beau film, émouvant et vrai. C’est l’histoire de la vie d’une famille maghrébine à Marseille, un père de famille qui veut se lancer dans la restauration après des années de travail sur les bateaux.

...des discussions de la vie de tous les jours, des disputes, de l'amour, de la tristesse, du couscous...

La graine c'est le couscous, le mulet c'est le poisson.



Dans la scène finale du film on voit une des actrices principales Hafsia Herzi (ci-dessous) danser dans le restaurant. Sa danse est chaude et sensuelle, elle sait faire les shimmys, c’est le moins qu’on puisse dire… voyez plutôt  la vidéo. Elle nous donne le tournis avec ses tremblements, c'est magnifique. Elle a un beau bidon!


Par Sonia
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Mercredi 2 avril 2008

Synopis (allociné.fr)

Etudiante en poésie soufie et danse orientale au Caire, Dunia est à la recherche d'elle-même et aspire à devenir danseuse professionnelle. Lors d'un concours, elle rencontre le séduisant Dr. Beshir, illustre penseur soufi et homme de lettres.
Elle goûtera avec lui au plaisir des mots dans ses recherches sur l'extase dans la poésie soufie, et découvrira, dans ses bras, le plaisir des sens. Mais il lui faudra affronter la tradition, qui a détruit sa capacité au plaisir, pour pouvoir libérer son corps et danser avec son âme.

Par Sonia
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Dimanche 30 mars 2008

Synopsis

Lola, 25 ans, vit à New York où elle travaille pour la poste en rêvant d’une carrière de danseuse. Youssef, son meilleur ami, est un jeune Egyptien gay installé à New York pour y vivre comme il l’entend. C’est par lui que Lola découvre l’histoire d’Ismahan, star de la danse orientale, véritable légende au Caire.

Dans le restaurant où Youssef travaille, Lola rencontre un autre Egyptien, Zack. L’idylle tourne rapidement court quand Zack prend conscience des différences culturelles qui les séparent et rentre en Egypte. Sans réfléchir, Lola, aussi impulsive que naïve, décide immédiatement de le rejoindre.
Arrivée au Caire, déçue par l’accueil de la famille de Zack autant que par l’attitude du jeune homme, Lola se met en tête de retrouver la fascinante danseuse Ismahan.

http://www.pathedistribution.com/accueil/filmavenir.php?IDFilm=1701




Interview de Mélinda Gillet, professeur de danse qui a entrainé l'actrice du film:

http://www.commeaucinema.com/

"J’ai rencontré Nabil Ayouch à Paris où il préparait son film. Je lui ai apporté deux éléments : un flip book représentant une danse serpentine de Loïe Fuller et un extrait de trois minutes d’un de mes solos pour lui parler de mon parcours et mon expérience. Puis nous avons évoqué nos danseuses et professeurs préférés au Caire : Randa Kamal et Aïda Nour.

Pour incarner Lola, je pensais qu’il fallait choisir une actrice sans formation de danseuse, qui ait de la présence à l’écran et qui arrive à faire couler la danse orientale dans ses veines.

En visionnant le dvd des « Lolas » castées, je m’étais fait une grille d'évaluation notant la musicalité, le rythme, la grâce, la posture, l'aisance, le magnétisme, la dissociation, la technique, la mémoire, les courbes, l'harmonie... Toutes avaient le sens du rythme, mais Laura avait un plus, l’espièglerie. Les grandes solistes égyptiennes sont souvent malicieuses. Il y a chez elles une grande part d’humour et d’autodérision.

Il fallait enrichir le vocabulaire du corps et de l’esprit pour élargir la palette des possibles pour que Lola crée son propre style. Sa danse devait être intuitive, organique et non pas mécanique. Pour une acharnée du travail comme Laura, c’était une révolution de travailler de la sorte et d’écouter son corps pour avancer, souvent dans le plaisir et non dans la douleur.

En danse orientale, il n'y a pas de diplôme pour enseigner, pas de terminologie propre et presque autant de méthodes que de professeurs même si on retrouve une base commune. L'apprentissage de cette danse se fait par mimétisme, elle ne s'explique pas, elle se ressent et s'expérimente. Ensuite, il y a les spécificités propres à chaque danseuse comme la hanche Surya Zaki, le tour à la Dina, le pas Randa. Il y a également les influences de la danse classique avec ses arabesques, demi pliés, pirouettes, pas chassés.

Laura a suivi un entraînement intensif de quatre heures de modern jazz et de danse orientale par jour. Pour un corps qui n’avait jamais dansé c’était très dur. Il a fallu travailler la souplesse, les muscles, l'endurance et la relaxation mais également arriver à maîtriser et à faire travailler indépendamment les différentes parties de son corps sans perdre la fluidité du geste. Puis lier tous les mouvements pour que le résultat soit le plus naturel possible.

La danseuse doit comprendre, vivre, répondre et respirer avec la musique. Il faut savoir où se placer pour être à l’aise dans l’espace sonore, apprendre les différents rythmes et reconnaître les différents styles musicaux, se rendre compte de l’importance du silence omniprésent, suspendre un mouvement, le ralentir, respirer pour raconter quelque chose de singulier et surtout chanter la musique et le rythme car en danse orientale on ne compte pas.

Je lui ai appris les bases et les différents styles inclus dans le « raqs sharqi ».

On parle de « danse du ventre » mais en fait tout est concentré dans l’immobilité, de la tête aux pieds. Les mains sont très importantes car elles terminent les mouvements. L’œil ne peut pas les rater. Elles sont essentielles et surtout elles peuvent nous trahir. On remarque d’ailleurs une débutante à ses mains. Pour remédier à ce problème, je faisais tenir à Laura des petites soies « little flames » jaune, orange et rouge entre les doigts pour la forcer à danser jusqu’aux bouts des doigts…

La danse orientale doit être une discussion passionnée entre la danseuse, les musiciens, les spectateurs, et le divin qu’on appelle le « Tarab ». Cela parle souvent d'amour et du fil de la vie. D’où l'importance de pouvoir lier ses mouvements pour s'exprimer sans heurts, avec la douceur du miel qui coule, puis pouvoir s'arrêter, réfléchir et répéter ou réagir avec la puissance de l'océan et les embruns. C'est refléter toute la force et la fragilité de l'Homme et la liberté à laquelle il aspire.

Il faut s'intégrer dans l'espace, se voir comme faisant partie d'un tout, l'univers. La soliste est le centre de toutes les énergies qu’elle transforme et rediffuse.

Lors de la dernière scène de danse du film, je retenais mon souffle et j’ai eu les larmes aux yeux en voyant sa prestation. Je me souviens de la jouissance de la voir prendre son envol.

Je dois avouer que le travail avec Laura et le résultat ont été au-delà de mes espérances. Jamais je n’ai partagé avec quelqu’un aussi intensément et intimement. Je suis convaincue que la danse de Lola doit autant à la place Jamaa el Fna et ses travestis avec leurs cymbalettes de doigts, qu’à nos chauffeurs de taxis, qu’aux litres de sueur, qu’au gardien du parking sur la place en bas de l’appartement, qu’à nos repas au guacamole et taboulé que nous nous préparions, qu’à Patsy Klein, qu’à l’appel du muezzin, qu’aux danseuses au Caire, qu’à nos quatre heures quotidiennes de danse.


Par Sonia
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Lundi 17 mars 2008
affiche-Caramel-2007-2.jpg
Par Sonia
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